LIVRE I er , CHAP. III. 2 97
membres de cette assemblée; et peu de semainesaprès, les ministres du Roi eux-mêmes, se glori-fiant d’être membres de la société, parurent à satribune, décorés de ce costume burlesque ; ache •vant ainsi de détruire l’ombre de considérationqui restait à l’administration publique.
L’assemblée fut violemment agitée par la lec- Débats avecture des dépêches de l’Empereur et de Kaunitz . le ^" ) c i ^ deBrissot et Vergniaud prononcèrent des discoursvéhémens. Ces étonnantes pkilippiques menaçanttous les trônes, étaient autant de déclarationsde guerre , de provocations imprudentes quiallaient mettre la France aux prises avec tout lecontinent; et qui malgré les caresses prodiguéesaux Anglais , ne devaient pas manquer d’assurerle triomphe de leur cause et l’accomplissementde tous leurs vœux.
Le rapport du ministre de Lessart et les notesofficielles furent renvoyés à l’examen du comitédiplomatique. Gensonné vint peu de jours après,au nom de ce comité, sanctionner en quelquesorte les provocations de ses collègues. Les dépu-tés Isnard et Fauchet dans un accès de frénésiedifficile à concevoir, insultèrent à toutes lescours, excitèrent l’insurrection des peuples, etdéclarèrent ainsi une guerre éternelle à tous lesEtats jaloux de conserver leurs institutions so-ciales*