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Tome premier. Introduction.
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INTRODUCTION.

hommes. Ce service considéré comme une descharges les plus vexatoires, pesant sur les bour-geois , fut assimilé aux corvées, et la plupart descahiers en demandèrent l’abolition aux états-gé-néraux. Dès la fin de 1789, une controverse in-téressante s’éleva entre le ministre Latour-Dupinet Dubois-Crancé , député à l’assemblée : le pre-mier avait proposé de porter les milices à 120mille hommes, en conservant à peu près leurancienne organisation, et fixant la force destroupes de ligne à i 5 o mille hommes. Dubois-Crancé combattit ce projet avec chaleur: il pré-tendit qu’il serait plus avantageux de rendre l’ar-mée entièrement nationale; de supprimer l’an-cienne milice , et de la remplacer par une espècede conscription à laquelle tous les Français se-raient assujettis.

Ce projet, quelque spécieux qu’il parût, offraitun inconvénient grave, celui de désorganiser defond en comble les cadres précieux où se trou-vaient i 3 o mille vieux soldats, alors présens sousles drapeaux.

On aurait pu aisément prendre du projet cequ’il offrait d’avantageux et en écarter tout cequi était dangereux, puis préparer de longuemain la fusion des milices avec les troupes sol-dées. Mais l’assemblée, plus frappée des vicesdes anciennes institutions militaires, que péné-trée de l’urgence d’en adopter de nouvelles; tou-