INTRODUCTION.
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de la Turquie , et ayant à se défendre des incur-sions de leurs barbares voisins, élaient organisésmilitairement. Là, tout individu mâle est soldaten naissant ; et les arrondissemens civils ne sontà proprement parler que de grands cadres de ba-taillons. Les milices de ces provinces déjà célè-bres dans la guerre de y ans, sont très-propresau service des troupes légères.
La Hongrie , encore pliée sous un joug féodalsemblable au servage des Polonais, fournissait11 régimens d’infanterie et 8 de cavalerie, quiavec les Wallons formaient l’élite des troupesimpériales. Dans les grandes crises la noblessede ce royaume marchait à la tête de ses paysans.L’insurrection hongroise avait sauvé Marie-Thérèse en 1742 , et ce peuple belliqueux assu-rait d'immenses ressources à la maison d’Autri che .
L’avancement était généralement réservé àl’ancienneté, cependant on en déviait souvent:la noblesse avait beaucoup de part dans les pro-motions , sans qu’elle fût absolument indispen-sable pour arriver au dernier terme de la car-rière. L’épée ennohlissait celui qui la portait;nous avons vu plus d’un plébéien parvenir augrade de lieutenant-général, et certes on neniera pas qu’ils ne fussent des plus distinguésdp l’armée impériale. L’infanterie quoique bien