LIVRE 1 er , CHAP. IV. 23^
lière, du moins quant aux détails. Les Saxons alliésdes Prussiens se modelaient sur eux ; ils soute-naient l’ancienne réputation qu’ils avaient ac-quise , et leur cavalerie principalement la méri-tait sous tous les rapports. La force de cette ar-mée s’élevait à 20 mille hommes, mais ses con-tingens dans les guerres, variaient suivant l’intérêtque le gouvernement y apportait.
Les Hessois, compagnons d’armes du duc Fer-dinand , un peu moins nombreux que les Saxons,étaient, encore plus que ceux-ci, organisés à laprussienne ; on croyait voir en eux des vétéransde Frédéric : ces troupes bien commandées, etcomposées de nationaux, avaient sur les Prus-siens du temps, une supériorité décidée : discipli-nées , braves, frugales et patientes, elles se cou-vrirent de gloire partout où elles eurent l’occa-sion de combattre à chances égales.
Les Hanovriens dignes descendans des soldatsde Wittikind, n’étaient plus depuis l’avènementde Georges I er au trône d’Angleterre, que lesauxiliaires des modernes Carthaginois. Distin-gués par leur taille, leur courage, leur tenue,ils rivalisaient avec les premières troupes de l’Eu-rope . Leur nombre variait suivant les besoinsqu’en avait le cabinet de Londres ; il s’éleva jus-qu’à 3 o mille hommes, dont la moitié environjmarchait aux guerres lointaines.
Les Bavarois, dont on se rappelle les exploits