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Tome premier. Introduction.
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LIVRE 1 er , CUAP. IV. 24 1

Iohs de guerre; rétablissement des milices, prê-tes à marcher ; la création de 9600 hommes degardes urbaines pour la défense des places mari-times, indiquent assez que le gouvernement s’é-tait appliqué à tirer bon parti de sa populationmilitaire. On ne pouvait rien y ajouter, si cen’est uu plus grand nombre de milices.

Avant 1782, on employait jusqu’à 35 batail-lons dans les colonies; l’expérience prouva dès-lors que l’infanterie disponible, s’élevant à peineà 80 mille hommes, ne suffisait pas pour défen-dre les vastes possessions de la monarchie,et l’on forma dans chacune des colonies un cer-tain nombre de troupes de ligne destinées à lesgarder , outre des corps assez considérables demilices. Les troupes du continent doivent néan-moins fournir encore plusieurs garnisons horsd’Espagne, aux îles Baléares, aux Canaries etaux deux présides de Ceuta et de Melilla .

, L’artillerie modelée sur celle de France avaitune excellente école à Ségovie ; nous avons euoccasion de nous assurer qu’elle ne le cédait àaucune autre en Europe , pour son instruction ,sa bravoure, et son matériel.

Le génie se trouvait également sur le meilleurpied; les travaux des places, ceux des ports etîles ponts et chaussées, attestent que cette armeréunissait au suprême degré toutes les connais-sances des arts et des sciences dont elle emprunte4- 16