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mens d’infanterie et 17 de cavalerie à sa solde.
Avant ces derniers temps, le service de terren’étàit pas fort considéré; les officiers peu ins-truits jouaient un assez triste rôle : l’armée s’estbeaucoup améliorée depuis ses équipées de Hol-lande ; la guerre d’Egypte a marqué l’époque desa régénération.
Les états-majors, composés en partie d’officiersentendant la castramétation, les détails du ser-vice de campagne et la fortification passagère ,jouissent d’une considération proportionnée àl’importance du service qu’on attend d’eux.
L’avancement se fait en partie par ancienneté ;il n’exclut point toutefois la récompense due aumérite, et tout citoyen anglais peut arriver auxemplois militaires les plus élevés.
Dans les milices, les places s’achètent. La ca-valerie anglaise, quoique brave et bien montée ,exécutait généralement mal ses charges ; ses che-vaux étant mal équipés, le cavalier n’en était pastoujours maître. On dit qu’aujourd’hui cela estchangé, et que cette arme a fait de grands pro-grès. L’infanterie est des meilleures de l’Europe :quelques déroutes comme celle de Turcoing, en1794, n’empêchent pas qu’on ne retrouve dansles bataillons anglais , l’intrépidité des soldats deMarlborough et du grand Edouard.
L’artillerie est bien organisée, celle à cheval«urtout; sa force a été successivement augmentée