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Tome premier. Introduction.
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Pièces jtjSriPïCATiVESi 291

gàrdée comme injurieuse à la plus grande partie des'puissances de l’Europe , il serait impossible de ne pasprévoir des malheurs et pour nos relations commerciales,et même pour notre tranquillité.

Telle est, Messieurs, notre situation politique dansles rapports généraux avec les' puissances étrangères.J’espère que vous approuverez lés bornes dans , les-quelles j’ai cru devoir me renfermer. 11 est des détailsqu’une assemblée nombreuse, et pour sa proprè dignité,et pour l’intérêt public, ne doit pas demander au mi-nistre des affaires étrangères. S’il parlait toujours eucitoyen exempt de craintes, il inspirerait une'confianceque quelquefois il né partagerait pas, et s’il vous rap-'portait les détails journaliers de ses correspondances, ils’exposerait à provoquer une funeste défiance , sans au-cune utilité pour lâ patrie;

Ces principes, Messieurs, ont toujours été la règlede ma conduite; et après avoir, peut-être avec quel-que courage, employé, pendant deux années, toustnes soins à dissiper les alarmes qu’on ne répandaitdans le public que pour l’agiter, j’ai eu la satisfac-tion devoir les événemens justifier ce que j’avais siconstamment avancé. Il est d’ailleurs un thermomètrepar lequel sans interroger lé ministre des affairés étran-gères, une grande nation peut connaître à chaque ins-tant sa situation politique, ce thermomètre est l’état déses finances, de son crédit public, de son armée, desa marine et de sa tranquillité intérieure. Cet état est-iltel qu’on peut le désirer; la nation est respectée, sons,alliance est recherchée, ses droits sont maintenus. Cettevérité, Messieurs, ne vous échappera pas, et la France

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