PIÈCES JUSTIFICATIVES. 3c>9
constatant aux yeux de l’Europe , leur impuissance.Cet acte authentique d’un grand peuple, est le sceauqui doit conserver la révolution. Ainsi la guerre est né-cessaire, la France doit l’entreprendre pour son hon-neur; elle serait en effet à jamais déshonorée si quel-ques milliers de rebelles pouvaient la porter à des ca-pitulations sur les lois. La guerre est actuellement unbienfait national; et la seule calamité qu’il y ait à re-douter, c’est de n’avoir pas la guerre, c’est de ne pou-voir pas faire cesser les maux qui résultent de l’audacedes émigrés; lorsque vous ne prendrez pas des mesuresvigoureuses, on vous amusera avec de vaines simula-tions. Telle est peut-être la défense que l’électeur deTrêves vous annonce avoir faite aux émigrés, et quin’empêche pas qu’ils se rassemblent toujours : on croitvous amuser avec ces mensonges diplomatiques; maisvous exigerez, sans doute, l’entière dispersion des re-belles.
On a répandu que le pouvoir exécutif, qui aujour-d’hui provoque lui-même là guerre, après avoir long-temps manifesté un système contraire, peut être sus-pecté d’avoir des desseins secrets; et qu’importe le mo-tif qui le fait agir? La politique d’un grand peuple nodoit pas descendre à ces petites considérations; sa poli-tique est franche et juste: méprisons ces hommes quivoudraient soumettre le sort de la nation aux délibéra-tions de quelques comités secrets que nous avons trophonorés par nos inquiétudes. Défions-nous de ces né-gociateurs fripons et ignorans qui ne négocient riçn ;c’est l’intérêt seul de la nation qui conseille la guerre,parce que sa dignité, sa sûreté sont compromises. Le