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mépris sont les armes avec lesquelles il convient decombattre cette espèce de fléau. L’Europe pourrait-elles’égarer et s’en prendre à la nation française, parcequ’elle recèle dans son sein quelques déclamateurs etquelques folliculaires , et voudrait-on leur faire l’hon-neur de leur répondre à coups de canon ?
Je dirai plus ; s’il était possible qu’une si misérablecause entraînât les puissances étrangères dans une me-sure aussi terrible que la guerre, cette guerre, quel quefût l’événement, ne détruirait point la cause pour la-quelle elle aurait été entreprise; elle ne ferait au con-traire que l’accroître et lui donner plus d’activité.
Je viens, Monsieur, de prononcer un grand mot,un mot qui occupe actuellement tous les esprits, unmot qui est l’objet des inquiétudes des uns et du dé-sir des autres; ce mot est la guerre. Vous eroyea bienque le Roi est à la tète de ceux qui y répugnent; sonexcellent esprit, d’accord avec son cœur, cherche à enrepousser l’idée. Je la regarde, dût-elle être heureuse,comme une calamité pour le royaume, et comme unfléau pour l’humanité. Mais en même temps je peuxvous l’a 6 surer, le Roi a été vivement affecté de l’officedu 21 décembre; tout ce qu’on a appris depuis, soit deBruxelles, soit de Coblentz,,l’a rassuré sur les véritablesdispositions de l’Empereur, et Sa Majesté désirant fairepartager ce sentiment à l’assemblée nationale, m’achargé successivement de lui communiquer tout ce quipouvait tendre à ce but. Mais cet ordre donné si brus-quement à M. le maréchal de Bender, cette apparenteintention de secourir l’électeur de Trêves , tandis quece prince tenait à notre égard la conduite la plus hostile,