34o PIÈCES JUSTIFICATIVES.
» France les horreurs de la guerre civile aux calamités» de la guerre extérieure. Tels sont les attentats de» l’empereur Léopold contre une nation généreuse ,» qui, même depuis sa régénération, respectait ses» traités, quelque désavantageux et quelque funestes» qu’ils fussent.
» Il est nécessaire de rapporter à Votre Majesté une» note officielle, du 18 février, du prince de Kaunitz ,* parce que cette, note est la dernière pièce de négo-» dation entre l’empereur Léopold et Votre Majesté.
» C’est dans cette note officielle du 18 février, sur-» tout, que ses projets hostiles sont à découvert. Cette» note, qui est une véritable déclaration de guerre ^» mérite un examen réfléchi. Le prince de Kaunitz ,» qui est l’organe de son maître, commence par dire» que («jamais son intention amicale et pacifique n’a été» plus clairement énoncée et constatée que celle de» S. M. I. dans l’affaire des rassemblemens au pays de» Trêves. ») A la vérité, la cour devienne avait alors» fait sortir des Pays-Bas les émigrés armés, de peur» que le ressentiment des Français ne les portât à en-» trer dans les provinces belgiques, où s’étaient faits» les premiers rassemblemens; où les rebelles tiennent» encore un état-major d’officiers généraux en uni-» forme et avec la cocarde blanche, à la cour même» de Bruxelles ; où, contre les capitulations et cartels,
» on recevait et on reçoit encore journellement des» bandes nombreuses, et même des corps entiers avec» armes, bagages, officiers, drapeaux et caisse mili-» taire; donnant ainsi une injuste protection à la dé-» sertion la plus criminelle, accompagnée de vol et de