PIÈCES JUSTIFICATIVES. 343
» humeur contre ce qu’il nomme le parti des Jacobins,» qu’il qualifie de secte pernicieuse'
» La mort de l’empereur Léopold aurait dû amener» d’autres principes de négociations; mais le système» de la maison d’Autriche est toujours le même, et le» changement des princes qui gouvernent n’y apporte» aucune variation.
» Le roi de Bohême et de Hongrie , sollicité de ré-» pondre catégoriquement pour faire cesser les inquié-« tudes des deux nations , et pour opérer la tranquillité» de l’Europe , a fait connaître ses dernières résolutions» à Votre Majesté, par une dernière note du prince de» Kaunitz , datée du 18 mars.
» Comme cette note est Yulcimatum de la cour de
k
» Vienne , comme elle est encore plus provoquante» que toutes les autres pièces de cette négociation , elle» mérite aussi un examen réfléchi. Le premier mot de» cette note est une injure artificieuse : le gauverne->> ment français ayant demandé des éclaircissemens ca~» tégoriques , etc. etc. Sire, il n’est donc plus ques-» tion du roi des Français. M. de Kaunitz vous sépare» de la nation pour faire croire que vous n’êtes pas li-» bre, que vous n’êtes pour rien dans les négociations:
» et que vous n’y prenez aucun intérêt. L’honneur de» Votre Majesté est engagé à démentir cette perfide ir,-» sinuation.
» M. de Kaunitz dit ensuite : («Mais à plus forte raison» convenait-il à la dignité de grandes puissances de» réfuter avec franchise, et de ne point traiter d’irsi-» nuations confidentielles qui puisseut être dissimulées«* dans la réponse, des imputations et des interpréta-