182 histoire des ce erres de la révolution.girondins se croyaient en mesure de braver l’u-nivers , et pensaient avoir une insulte nationaleà venger : enfin les conseils de la cour de Turin croyaient combattre pour les intérêts de leurroi, ceux des princes ses gendres, et la préro-gative de tous les trônes. Ainsi, d’après ce quise passait, l’esprit le plus conciliateur aurait eude la peine à détourner l’orage. L’alternativemalheureuse dans laquelle la France s’était pré-cipitée , tenait donc ail principe du mal ; c’est-à-dire d’une part aux prétentions et aux fauxrapports des éiàigrés, de l’autre , aux excès aux-quels on s’était livré dans la révolution.
Embarras La guerre une fois résolue , le gouvernement
sur la direc- r . .
non des opé- français avait a décider une question împor-i auons. tante . sa voir s’il dirigerait toutes ses forces auNord, où le danger était imminent, ou s’il endestinerait une partie pour envahir la Savoie etle comté de Nice.
Il y eut tant d’instabilité dans lé ministère àcette époque , qu’il ne suivit sans doute aucunsystème. On a prétendu qu’il considérait des suc-cès au Midi comme une contre balance des re-
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vers qu’on essuierait dans le Nord. Ce raison-nement serait puéril ; car il était évident que dessuccès à Nice et Chambéry n’influeraient enrien sur la lutte qui allait se décider sous lesmurs de la Capitale; et il semblait plus conformeaux principes, de renforcer farinée chargée du