6 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTIO.X.
produiraient sans le concours des comités , dola terreur et de l’armée révolutionnaire. Ils sontdans l’erreur : Napoléon a prouvé en i8i5 quecela était impossible, et cet exemple, aussi ré-cent que mémorable, aurait dû dessiller les yeuxde ceux qui ne cherchent dans l'histoire que dessubtilités doctrinaires, tout au plus bonnes à sé-duire la multitude.
Lorsque dans son profond discours, sur ledroit deguerre et de paix ( 1 ), l’éloquent Mauryrappelait à l’assemblée constituante le projetformé par le cardinal Mazarin pour introduire laforme républicaine en Angleterre, afin, disait-ild'atténuer la force politique de celle nation pardes lenteurs j des chocs d’intérêts et des dissen-sions intestines ; il était loin sans doute de penserque le cabinet de Saint-James ferait éprouversitôt à la France les eiï’ets de ce même système, etque la révolution qu'il encourageait avec art ,serait encore plus féconde en vertus et en crimes,en traits de génies et en fautes, que celle tracéeen caractères de sang dans les annales de i6^3 àx64 7 .
Les Anglais plus sages aujourd'hui que sousCharles 1 er , professaient des maximes bien diffé-rentes : convaincus qu’une réforme parlemcn-
( 1 ) Séance ciu i8mai irgo.