•J.t\ HISTOIRE DF.S GUERRES DE LA REVOLUTION'.
se réservant sans doute celte victime, parla en«a faveur; et le décret fut retiré. Tout ce que lesGirondins y gagnèrent, ce fut d’écarter d’eux lessoupçons d’orléanisme.
L’intérieur de la république se ressentait del’agitation de la capitale ; partout une minoritéfactieuse faisait la loi; si les Jacobins avaient luttéavec le pouvoir royal par les ramifications deleurs clubs , que ne doit-on pas attendre de leursupériorité sur les instrumens débiles du conseilexécutif? C’est dans les clubs présidés par eux,qu’on décide de la vie des citoyens et de leurfortune; c’est là que se font les réputations, quese distribuent les emplois, enfin que s’ourdissenttoutes les trames qui doivent bientôt renverserjusqu’à l’ombre de la liberté. L’avantage des fac-tieux était de trouver partout une multitude plusou moins façonnée à la révolte, portée au pillageet au massacre, et toujours facile à mettre enmouvement, en lui vantant les douceurs de l'éga-lité, ou en lui promettant des lois agraires. Lamasse du peuple auquel on parlait sans cesse deses droits, sans jamais l'entretenir de ses devoirs,et dont on fascinait encore les yeux par des de-hors de gloire, se laissait entraîner sans le savoir,et quoiqu’elle ne partageât pas les fureurs de seschefs, elle ne sentait pas la nécessité de s’y oppo-ser. Notre cadre n’admet pas d’autres détails surdes mouvemens partiels ; jetons maintenant un