j8 HISTOIRE DES GUERRES DE LA. RÉVOLUTION.
lion de ses attaques , il fit mine de reprendre leprojet d’invasion de la Zélande : l’escadrille ducapitaine Moultson, mouillée sous le fort deLillo , reçut ordre de menacer celui de Batz, quiservait de refuge à la flotille batave. Il ne négligearien non plus pour masquer ensuite la faiblessede ses moyens, lorsqu’il eut commencé les hos-tilités.
Actif et infatigable, autant que prompt à seforger des chimères, le général français, en pré-parant une expédition qui allait perdre sonarmée, paraissait néanmoins s’occuper des moin-dres détails susceptibles d’assurer sa position.On est également étonné, à la lecture de sesMémoires , des soins multipliés qu’il prit avantde commencer sa course, pour organiser la dé-fense des frontières de France ; et de l’incon-cevable légèreté qu’il apporta dans tout cequi touchait au plan de campagne de l’arméeautrichienne. Il crut suffisant d’envoyer dece côté le général Thouvenot, son chef d’état-major ; persistant à penser que Maastricht ca-pitulerait au premier coup de canon , et quel’armée de Clairfayt, qu’il estimait à peine fortede 25 à 3o mille hommes, ne pourrait l ieu fairepour la sauver. Cette estimation hasardée et tropau-dessous de la force réelle, donne cependantencore plus de prise à la critique de ses opéra-tions. En effet, si le général autrichien n'avait