8 G HISTOIRE DES CL'ERRES DE LA RÉVOLUTION.
Siège de Pendant que le général s’obstinait avec tantMaëstncht. ( ]q m p rut ] euce à l’exécution de son projet, Mi-randa, de son côté, investit Maëstricht , et encommença le siège le 20 février, sous la direc-tion du lieutenant-général Bouchet, ingénieurjo février, distingué : cependant la reddition de cette placene suivit point l'envoi d’une centaine de bom-bes , comme Dumouriez l’avait cru : elles mi-rent bien le feu dans plusieurs quartiers; maisle prince de Hesse n’en fut pas plus disposé àcapituler. La garnison, en partie composée d’é-migrés, réfugiés à l'époque de la prise de Liège par les républicains, et qui s’y organisaient enlégions, en imposa à la bourgeoisie qui parlaitdéjà de se rendre. Du reste , cette circonstancefut peut-être un bonheur pour l’armée française;car, si Miranda avait réduit plutôt cette place,il se serait engagé sur INimègne , et eût été pro-bablement perdu.
Mesures des On a vu en effet, au chapitre précédent, lespourl’offen- mesures arretees par tes Allies , anu de venir auS1 ve sur la sec0 urs de cette ville , de chasser les Français au-
delàde la Meuse , etde porter aux Belges le secoursqu’ils étaient venu solliciter. Malgré les désavan-tages d’une guerre lointaine, le cabinet de Viennesavait trop quel parti il pourrait tirer de celle-ci,pour ne pas saisir avec empressement une sibelle occasion de rentrer dans la Belgique enlibérateur, et d’y consolider ainsi sa puissance.