t)6 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,de concourir , avec l’armée principale, à l’anéan-tissement de celle de Valence , et de se rabattreensuite à droite contre le corps de Hollande ,pour l’acculer sur le Moerdyck. On lui assigna ladirection opposée ; lui faisant faire un long dé-tour pour gagner, par Bois-le-Duc , le front d’unadversaire , dont il lui était beaucoup plus aiséd’atteindre le flanc et la ligne de retraite.
11 y arriva effectivement le i4mars; et le princeCobourg , croyant ne pouvoir rien entreprendrecontre les forces réunies de Miranda et de Va-lence , ou voulant s’en tenir au plan de campa-gne, avait jusque-là cantonné son année autourde Tongres . 11 la rassembla néanmoins le mêmejour. L’avant-garde avait occupé Saint-Tron.
Ce repos intempestif donna au général Du-r mouriez qui revenait de Hollande , le loisir derétablir un peu l’ordre à Anvers et à Bruxelles.
A la nouvelle des désastres d’Aix-la-Chapelle ,les commissaires de la Convention, Danton et La-croix , s’étaient rendus à Paris . Les autres députéschargés de l’organisation de la Belgique (î), ré-fugiés sur la frontière , y attendaient avec anxiétéle dénouement d’une lutte qui paraissait ter-minée sans retour. Un de ces agens dont nousavons déjà signalé les excès, le commissaire
< x) Merlin de Douay, Gossuin, Camus et ïreilhard.