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I.1VRV. V, C1IAP. XX.
pueront pas de s’y porter; la guerre civile vaprendre une tournure bien plus allarmaute.
À des désastres pareils, il faut opposer uneénergie proportionnée. Le puissant levier detous les mouvemens insurrectionnels est mis enjeu : le 5 septembre, la commune de Paris dirigéepar Chaumette, instiguée par les meneurs du co-mité, vient demander la formation d’une arméerévolutionnaire, suivie de 12 tribunaux pourjuger les conspirateurs, les accapareurs et ceuxqui s’opposeraient à l’exécution des lois. Bar-rère, peu d’heures après, propose, au nom du co-mité de salut public, de sanctionner ces mesu-res : Danton demande qu’on mette 100 millionsà la disposition du ministre de la guerre, pourfabriquer des armes et surtout des fusils. Cesmotions bientôt converties en lois, annoncent àtous les Français que le seul moyen de ne pas êtreplacé au rang des bourreaux ou des victimes, estde voler sur les frontières. On court chercher,sous l’uniforme militaire, un honneur qu’011 n’a-perçoit plus ailleurs; on espère trouver, au mi-lieu des camps, une sûreté qu’on ne peut atten-dre sous le couteau des délateurs.
La peur de l’armée l’évolutionnaire fait grossiri-apidement les armées nationales, de tous lesindividus que la loi vient d’atteindre, et bientôtla France sera moins embarrassée de trouver