■p HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,qu’il impoi’tait précisément d’arriver à Fûmesavant la jonction des deux corps; cette opéra-tion eût été plus que téméraire avec des inôyensinsuffisans , car si les Hanovriens fussent revenussur leurs pas, comme on doit le présumer, tandisque le duc d’Yorck eût assailli les Français parAdinkerque, la perte de ces derniers eût été cer-taine.
Ainsi Houchardrepréhensible pour sa conduitedans les prémières journées, fut à l’abri de toutreproche relativement à la poursuite.
Il paraît au surplus, que le gouvernement sefût contenté de lui ôter le commandement,si des plaintes portées contre le comité par Briezet autres députés (i) n’eussent irrité Robespierre et rejeté tout le poids de sa vengeance sur lemalheureux général. Sa tête tomba pour conso-ler le dictateur d’avoir été réduit à se justifier, etl’armée revint au camp de Gavarelle où elle nefît pas un long séjour, comme nous le verronsau chapitre XXII.
(i) Séance du 24 septembre.