10/ f HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
ger que courrait leur flanc gauche : le duc ne s’a-vança effectivement sur Werdt que le i4 , lors-qu’il n’était déjà plus temps de les entamer.
Grâces à toutes ces circonstances , l’armée duRhin ne perdit pas mille hommes dans une af-faire où elle aurait pu être anéantie ; elle se re-tira sur les lignes de la Motter. L’encombremeutcausé par les équipages devint effrayant versSulzbourg ; l’armée fut forcée d’y passer la soi-rée , et ne gagna que le lendemain Haguenau ,où la division Dubois l’avait précédée de quelquesheures.
La mésintel- Enfin les Alliés foulaient de nouveau , d’un pied1 'au^/s lès 6 * victorieux , le territoire de la république :empêche de ce tte circonstance qui aurait dû redoubler leur
profiter de , 1
ces succès et énergie , ne servit qu a rompre tout accord entrehrc^uî parti- eux 5 en fournissant au cabinet de Vienne l’oc-sans quhls C asion de dérouler ses projets. Voyant les fron-sace. tières de l’Alsace et de la Lorraine découvertes,il crut l’instant propice de faire revivre ses an-ciens droits sur ces deux provinces et d’en ache-ver la conquête.
Frédéric-Guillaume , guidé par plus de loyauté,ou par le sentiment d’une ancienne jalousie , de-vina les vues de son allié, et ne voulut point ser-vir d’instrument à l’accroissement de sa puissance.Dès-lors les deux armées ne se prêtèrent qu’unappui illusoire , plus favorable aux républicainsque si l’une d’elles eût marché droit à son but.