LIVRE V, CHAP. XXI. IO7
«.lues Je long du fleuve jusqu’à Huningue , necomptaient pas moins de 4o mille hommes, forcebeaucoup trop considérable, et dont l’emploi nesaurait être expliqué que par l'espèce de guerred’opinion qu’on faisait alors.
Le désordre avec lequel l’armée républicaine Un P arli
1 . L . veut livrer
effectua sa retraite, fit croire aux habitans de Strasbourg
Haguenau qu’elle ne soutiendrait point un uou- aWum!er 'veau choc ; l’arrivée de l’avant-garde autrichiennesuivie presque aussitôt par le corps de Coudé ,les confirma dans cette opinion. Cette ville, ren-fermant la majeure partie de la noblesse alsa-cienne alliée de la famille de Wurmser , fit écla-ter les transports de la joie la plus vive, etaccueillit avec enthousiasme les vainqueurs.
Bientôt leur général eut par son intermédiairedes intelligences dans Strasbourg . Les notablesfatigués du régime de terreur qui pesait sur eux,crurent le moment propice pour s’en affranchir :on avait laissé la place avec une faible garni-son : le département, la municipalité, le gé-néral Isambert, le commandant de la garde na-tionale, tous les nobles enfiu , envoyèrent d’uncommun accord deux députés à Wurmser, pourlui jn’oposer d’en prendre possession au nom deLouis XVII . Ce général , peu versé dans la con-duite des affaires , redoutant toute responsabi-lité diplomatique , ou plus jaloux peut-être d’yentrer par droit de conquête, eut des scrupules