LIVRE V, CHAP. XXII. lig
Remi-mal-bâti ; le général Mayer, avec un corpsmoins nombreux, gardait Jeuinont; le généralFerrand commandait toute cette ligne.
Les Alliés ne se départirent point dans cette oc-casion du système favori qu’ils suivaient avec tantd’obstination dès le commencement de cette cam-pagne. Depuis quatre mois , ils avaient eu tout leloisir de reconnaître l’emplacement des Français ,et de s’assurer que, pour en profiter , il fallaitpasser avec deux masses de 20 à 25 mille hom-mes , l’une par Baschnmp , l'autre par Requignies.Le résultat inévitable de celte manoeuvre eûtété de séparer le corps de Mayer de Maubeuge ,de lui intercepter toute retraite et de le refoulersur Charleroi ; lorsque de son côté Clairfayt,passant la rivière à Pont, eût au conti’aire re-jeté Desjardins dans le camp retranché.
Le prince de Cobourg ne forma pas moinsde six colonnes contre la division Desjardius,et cinq autres en opposition à celle du généralMayer; Clairfayt franchit la Sambre en plusieurssections à Berlaymont et au-dessous de Pont;Colloredo à Aurnont ; Latour à Marpeut et àJeumont , au-dessous de Maubeuge .
Le camp de Baschamp fut aisément culbuté :cependant les Autrichiens n’ayant pas suiviavec assez de vigueur, le général Desjardinsput faire sa retraite et rassembler ses trou-pes vers le bois de Beaufort. ; mais alors le dé-