l46 HISTOIRE DES GUERRES
se vit contraint de bivouaquer à deux lieues deson point de départ.
Le représentant Duquesnoy, dont la bravoureétait éprouvée et le témoignage d’un grandpoids, convaincu des désastres qu’entraîneraitl’obstination du comité, se rendit à Pai’is afinde lui rendre compte de l’état des choses , et delui arracher la révocation de ses ordres. Le co-mité manda Jourdan, et fut enfin persuadé quele moment d’agir était passé : l’armée prit sesquartiers d’hiver; on en détacha i 5 mille hom-mes pour la Vendée sous Duquesnoy, et 10mille pour la Moselle ; le reste s’établit dans lescamps si souvent indiqués.
Le quartier-général fut tranféré à Guise , où unvaste camp retranché avait été tracé à l’effet derecevoir les masses de réquisitionnâmes dirigéessur l’armée. On décida de revenir sur l’organisa-tion des bataillons isolés qui , pi-ésentant descorps sans consistance , multipliaient les ressortsd’action et l’expédition des ordres. Les mesuresfurent prises pour procéder à la formation desdemi-brigades, déjà prescrite par un décret dumois de février, mais que les circonstances n’a-vaient point laissé le temps d’exécuter.
De son côté le prince de Cobourg avait misson armée en cantonnemens , son quartier-gé-néral à Bavay , et ses troupes réparties sur toutela ligne dans des positions qu’il serait inutile de