258 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
consuls qui u’écoutaieut que Daoust, sollicitaet obtint son changement. Le comité de salutpublic, auquel les commissaires de la Conven-tion avaient présenté une incursion en Espagne comme la chose la plus facile , remplaça Thur-reau par Doppet, parce que, selon Robespierre ,cette expédition n’exigeait que du zèle et de l’in-telligence. Ce choix, bien que le nouvel élu fûtun chaud partisan du gouvernement révolution-naire, et déjà connu par ses exploits contre lesfédéralistes, n’obtint pas néanmoins l’assenti-ment de Fabre ni de Gaston; et ce général n’eutque la moindre part à leur confiance.
Doppet ne fut pas plutôt arrivé qu’on le solli-cita de prendre l’offensive ; mais outre que l’ar-mée éprouvait les plus rudes privations par ledésordre qui régnait dans toutes les branches duservice administratif, et menaçait d’une pro-chaine dissolution , la saison était trop avancéepour qu’on pût se flatter de conduire à sa fin uneinvasion qui exigeait bon nombre de marchesdans les montagnes. Le général partagea doncl’avis de son prédécesseur , et, au grand mécon-tentement des représenlans , borna dès-lors tou-tes ses vues à déposter les Espagnols du campdu Boulon , afin d’établir en sûreté les quartiersd’hiver aux environs de Perpignan .
Les Espa- De son côté Ricardos, voyant fondre son arméegent a kùrs P ar uue maladie épidémique déclarée depuis le