LIVRE XV, CHAP. LXXXIX. ig
ou prétexte de cette crise, en reçurent-ellesune forte commotion. On imagina qu’en chan-geant de ministre, et faisant de minutieuses va-riantes sur la répartition des armées et les basesdu plan d’opération, ou remédierait à la vicieusedirection assignée aux masses à l’ouverture de lacampagne.
Des mesures plus efficaces accompagnèrentnéanmoins celles-là. La levée des conscrits futpressée avec toute l’activité possible. Si elle avaitlieu aux termes de la loi sans opposition notable,on l’estimait à plus de 200 mille hommes. Poul-ies rendre plus promptement disponibles, onordonna leur formation en bataillons auxiliairesdans chaque département; mesure dont on sepromettait la faculté de les utiliser à l’instantmême dans l’intérieur , et pour la garde des pla-ces où ils relèveraient de vieux cadres : leur ins-truction commencerait ainsi à l’instant de leurréunion dans chaque chef-lieu, et dirigés.ensuitesur l’armée, ils y serviraient au fur et à mesureà compléter les anciens régimens ou à combattreà côté d’eux.
Ou se rappelait les avantages qu’on avait tirésdes gardes nationales mobiles en 1792. Mais lacrainte de mécontenter le peuple ou de fournirdes armes aux malveillans , empêcha d’en faireusage : seulement dans les grandes places deguerre, telles que Strasbourg , Metz , Lille , on
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