26 HISTOIRE DES GUERRES DE IA REVORUTION.
Le directoire crut faire un trait de bonne poli-tique de confier le commandement de cette ar-mée à Championnet, do” ..onseil de guerrevenait de briser les fers. JL).,» ordres furent donnéspour faire rejoindre les réquisitionnâmes et lesconscrits réfractaires. L’on restaura à la hâte lesfortifications de Genève , de Grenoble , de BrGn-çon et de Féneslrelles, qui ferment les princi-paux débouchés du Piémont en France ; on lesapprovisionna en vivres et en munitions. Mais ,comme si ces mesures ne pouvaient être prisessans que l’esprit de coterie s’en mêlât ». on ôta àMoreau le commandement de l’armée d’Italie ,dont il venait de rallier les débris, pour la con-fier au jeune Joubert ( 1). A la vérité , on lui con-féra en échange le commandement supérieur desarmées d’Helvétie et du Rhin ; mais, par un motif
(i) Joubert né en 1769, à Pont-de-Vaux, dans le départementde l’Ain , s’était engagé fort jeune dans 1 ’artillerie, qu’il quitta poursuivre les éludes de droit «à Lyon , puis à Dijon . 11 partit en 1791comme simple grenadier dans un bataillon de volontaires à l’arméedes Alpes , où il fut nommé par la suite adjudant-général. Il méritale grade de général de brigade, par sa belle conduite à in prise deCosseria . Ses exploits dans la campagne de 1796 , sont assez con-nus, Joignant une valeur héroïque à des talens naturels et à del’instruction , il est probable qu’il eût été un des capitaines lesplus distingués de ce siècle, s’il n’était tombé frappé à mort lepremier jour où il commanda eu chef. Moissonné ainsi à la fleurde l’âge, il empoita les regrets de tous les hons Français et l’es-time même de ses ennemis.