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Tome sixième. Campagne de 1794. - Seconde période.
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28 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

toue et celles qui tenaient encore en Piémont.

Limpétueux maréchal ne pouvant déguiser ledépit que lui causait un ordre si fatal à sa gloire,sécria : Voilà comment on perd les armées! (i)Mais plus docile que le prince Eugène, ou plu-tôt sentant tout ce que sa qualité de généralétranger exigeait de ménagemens, il obéit, portaaussitôt des renforts à Kray pour assiéger Man-toue, et lui envoya par le un train dartillerieconsidérable; en même temps, il prescrivit derassembler à Turin tout ce qui serait nécessairepour presser vigoureusement la. citadelle dA-lexandrie. Dégoûté dailleurs parles autres motifsque nous avons signalés, Suwarof abandonnaau général Ott , à Klénau, le soin d'inquiéter laretraite de larmée de Naples qui aurait êtreimpossible, puis il campa sur la Bormida pours'occuper de la tâche qui lui était imposée.

Situation Tel était létat des choses à la lin de juillet, lors-

des Français , , _ T i , , ,

que les armées de i\aples et u Italie eurent opéré

leur jonction dans létat de Gênes . Leur forcetotale sélevait alors à 48 mille hommes, dontenviron 3 mille de cavalerie avec un matérieldartillerie considérable. Cette masse, combinéeavec lrrmée des Alpes , semblait encore suffi-sante {>our reprendre l'offensive contre larméeauslro-russe, dispersée dans toute l'Italie .

(1) Ménoire de Cliasteler.