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Tome sixième. Campagne de 1794. - Seconde période.
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LIVRE XV, C11AP. XCVII. Ô'JO

ce n’est pas quand elle est bornée par un fleuvequi interdit tout mouvement offensif contrel’une ou l’autre des parties ennemies. Les Fran-çais étant maîtres des deux côtés du grand angle,formé par le Rhin , et possédant des places quioffraient la faculté de déboucher sur les flancsdes Impériaux, l’Archiduc devait agir avec pru-dence et attendre ses adversaires sur un terrainoù il pût les combattre avec moins de désavan-tage.

La nouvelle de la perte de Manheim et de Hei-delberg , arriva à ce prince, au moment de sescontestations avec Suwarof. Ce n’était pas le casde voler au point menacé, quand il s’agissait derentrer en Suisse de concert avec les Russes . Ilenvoya seulement au prince de Lorraine , quiavait pris le commandement en cette partie, 2mille hommes d’infanterie et 2 mille chevaux,tirés de la vallée du Rhin, pour renforcer lecorps d’observation sur les bords de l’Enz.

Lecourbe, de son côté, ayant joint l’armée surla rive droite du Rhin avec quelques renfortsd’infanterie , résolut de poursuivre ces premiersavantages ; il déboucha de Manheim et de Hei-delberg le 21 octobre : sa gauche sous les ordresde INey s’avança sur lleilbronn , repoussa leprince de Hoheulohe de Ronigheim, et le força àreoasser l’Enz, après quoi elle prit poste versLauffen; le centre suivit le général Gœrger dans