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LIVRE XV, CHAP. XCVII. 877
Serrés de près par la cavalerie autrichienne , etassaillis au moment où ils rompaient pour effec-tuer leur retraite, ses escadrons furent enfoncéset laissèrent deux bataillons formés en carrés auxprises avec tout le corps ennemi. Malgré sa bra-voure et sa présence d’esprit, il était difficile queNey se mît en marche sans que l’enuemi entamâtses bataillons; après avoir néanmoins donné parsa belle défense le temps d’évacuer Lauffen, etde rappeler ses détachemens poussés sur BoLt-war, et avoir été blessé lui-même dans unecharge, ainsi que le général Lorcet, il gagna leshauteurs de Klein-Gartach.
Dans tout cordon d’investissement, il est rareque la chute d’un point n’entraîne pas celle desautres, surtout quand il n’y a pas de réserve : ladroite de Lecourbe ne pouvait rester à Dur-lach, entre deux feux, quand Meerfeld , Goerger,Hohenlobe et le prince de Lorraine pouvaientl'écraser de concert; aussi n’eut-on rien de pluspressé que de lever un blocus à peine commencé,pour réunir l’armée aux environs de Wisloch,la gauche sur les hauteurs de Bayerthal, la droiteà la Kraichbach, vers Losheim .
Les Wurtembergeois n’ayant point l’ordre dedépasser les limites de leur territoire, ne purentseconder le prince de Lorraine , pour acheverde repousser les Français au-delà du Rhin , et leschoses en restèrent là durant quelques jours.