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382 HISTOIRE DES GUERRES DF. LA REVOLUTION.Français défendirent à leur ordinaire la mon-tagne de ïlorrenherg, contre la première co-lonne : leur opiniâtreté à tenir ce poste étaitmotivée sur la nécessité de couvrir les approchesde Wisloch, pour donner le temps à Lecourbede faire replier son aile droite encore en marchedu côté de Losheim , et sa gauche de Leoben-feld. Mais Starray, ayant débouché par Oslriugenet Zeilern sur la grande route du Rhin , emportacelte petite ville, et repoussa les républicainsen désordre sur Leimen . Quelque diligence queLecourbe eût faite pour débloquer Philipsbourg,et attirer à lui sa droite , elle ne put arriver asseztôt à Schwetzingen , pour achever sa retraitesans danger. Pour comble de disgrâce, la gauchequi s’était maintenue à Neckergemunden et Leo-benfeld contre le détachement de Wrède, cou-rait risque d’être prévenue à Heidelberg , cardéjà les Impériaux étaient maîtres de la chausséede Leimen . Dans cette extrémité, jugeant à quelpoint il lui importait de gagner du temps, legénéral français usa d’un stratagème bien conuu,et qui néanmoins manque rarement son eflet. Ildemande un armistice à Starray, sous prétextequ’il venait de recevoir la nouvelle que le gé-néral Berlliier se rendait à Vienne avec des pro-positions de paix.
Le général autrichien, en accédant à sa de-mande , prouva qu’il n’appréciait point tous les