LIVRE XV, CIIAP. XCVlL 38Ô
de beaucoup toutes celles cjui l’avaient précédéestant par la multitude de combats, que par lacomplication des événemens et des marches*Nous n’ajoutons rien à ce que nous en avons ditdans le cours de celte narration; la France payapar 200 mille braves, la moitié de ses conquê-tes, et par une partie de ses trophées, la pré-somptueuse confiance de trois directeurs, lamauvaise administration d'un ministre justementdécrié , et le bizarre plan de campagne d’un gé-néral subalterne (i) qui possédait peut-être lascience des écoles sans être capable d’en appli-quer les principes fondamentaux à la guerre.
S’il est vrai que le Français ne montre pastoujours dans les retraites l’aplomb , qu’il seraitsans doute facile de lui donner par de sages insti-tutions, on ne saurait pourtant attribuer à cedéfaut la perle si rapide de l'Italie, de la Souabe et d’une partie des AIpes-Helvétiques. Les trou-pes républicaines combattirent avec une fermetéhéroïque dans les plaines de la Lombardie et duPiémont, comme sur les bords du Rhin et euUelvétie. D'un autre côté, Moreau, Masséna etLecourbe fournirent trop de preuves d’habi-leté, pour qu’ou soit tenté de leur imputer lamoindre part à ces revers. Us furent le résultatdu choix d’une ligue hors de proportion avec
( i ) Le général Lahorle.
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