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Tome sixième. Campagne de 1794. - Seconde période.
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LIVRE XV, CIIAP. XCVlL 38Ô

de beaucoup toutes celles cjui lavaient précédéestant par la multitude de combats, que par lacomplication des événemens et des marches*Nous najoutons rien à ce que nous en avons ditdans le cours de celte narration; la France payapar 200 mille braves, la moitié de ses conquê-tes, et par une partie de ses trophées, la pré-somptueuse confiance de trois directeurs, lamauvaise administration d'un ministre justementdécrié , et le bizarre plan de campagne dun gé-néral subalterne (i) qui possédait peut-être lascience des écoles sans être capable den appli-quer les principes fondamentaux à la guerre.

Sil est vrai que le Français ne montre pastoujours dans les retraites laplomb , quil seraitsans doute facile de lui donner par de sages insti-tutions, on ne saurait pourtant attribuer à cedéfaut la perle si rapide de l'Italie, de la Souabe et dune partie des AIpes-Helvétiques. Les trou-pes républicaines combattirent avec une fermetéhéroïque dans les plaines de la Lombardie et duPiémont, comme sur les bords du Rhin et euUelvétie. D'un autre côté, Moreau, Masséna etLecourbe fournirent trop de preuves dhabi-leté, pour quou soit tenté de leur imputer lamoindre part à ces revers. Us furent le résultatdu choix dune ligue hors de proportion avec

( i ) Le général Lahorle.

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