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Tome sixième. Campagne de 1794. - Seconde période.
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livre xv, cii.vp. xcviii. 3 gq

renverser. Dès le i er novembre, le mouvementmédité nétait plus un mystère ; mais chaqueparti se flattai t de le diriger dans son sens. Barrassurtout contribuait à entretenir la sécurité desrépublicains par linüuence quil comptait exer-cer sur Bonaparte , auquel il avait proposé dagiren commun , et qui sétait bien gardé déveillerses soupçons par un refus.

Le dénoûment du drame approchait. Depuis I jVxpIosïou

, i r i i ' est fixée ou

quelque temps, les républicains, pousses par IÉJ ] )rumalrelinstinct de leur propre conservation, serraientleurs rangs dans le conseil des Cinq-cents. Bona­ parte et Sieyes , craignant de voir la mine éven-tée, fixèrent au 18 brumaire (9 novembre) lé-poque de lexplosion. Le général, pour mieuxdonner le change à ses antagonistes , réunit troisjours auparavant toute la législature dans le tem-ple de la Victoire, il avait fait préparer unbanquet magnifique, quil termina par un toast àlunion de tous les Français : circonstance dau-tant plus remarquable , quil méditait au mêmeinstant dexpulser des conseils une partie de sesconvives.

La majorité des Anciens étant dans le complot, Projet deelle se chargea de porter les premiers coups, cles conseilsComme on pouvait craindre que le mouvement à St.-cioud,

A n J premières

projeté namenât un soulèvement dans Paris , il mesuresfut convenu que les plus inlluens des conjurés tlesc011 j ,u '- sproposeraient la translation de la législature à