420 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
mécontentement que Bonaparte avait conservécontre lui, de ce qu’il n’avait pas accepté l’am-bassade de Constantinople . Cependant il rentraenfin au département des affaires étrangères,qu’il avait quitté après le 3o prairial.
Le rappel des victimes de fructidor, la clô-ture de la liste des émigrés, signalèrent l’avéne-ment de Bonaparte à l’autorité, et prouvèrentque ses promesses ne seraient pas vaines. Maisle plus difficile de sa tâche était loin d’être rem-pli; il lui restait un déficit énorme à combler,des armées à créer, et ses anciennes conquêtes àpurger de la présence de l’eunemi. ]Nous ne dé-roulerons pas ici le tableau de ses opérationsadministratives, qui se lient avec ses travaux mi-litaires ; nous renvoyons le lecteur aux chapitressuivans. Il y verra comment le génie qui avaitétonné l’Europe en 1796, acquit encore de nou-veaux droits à son admiration; et comment larépublique sortit triomphante d’une lutte quimenaçait de l’anéantir.