LIVRE XV, CI1AP. XCVI. 34g
bite n’eût détruit les ponts de la Bormida. Pen-dant qu’on les réparait, une colonne de 4 millehommes chassa les républicains du poste d’Acqui.
Le 4 novembre le gros des Autrichiens passa larivière, et assaillit les camps de Bosco et dePiivalta, défendus par environ 6 mille hommes.
•St.-Cyr, n’ayant point de cavalerie, ne voulutpas s’engager sérieusement en plaine, et se re-plia sur les hauteurs de Novi. Ki-ay, empressé II repoussede lui arracher ce poste important, s’avança le Kra . yaNovlsurlendemain à la tête de 12 bataillons forméssur trois colonnes, soutenus par une forte ré-serve de toutes armes. Les avant-postes français défendirent quelques instans le faubourg de Novi,mais en furent chassés ainsi que de la ville. En-hardi par cet avantage , Kray crut pouvoir enle-ver aussi facilement les hauteurs en arrière oùSt.-Cyr avait réuni sept bataillons sur le terrainqu’il avait si bien défendu le i5 août. Les plusgrands efforts des Autrichiens se portèrent surle centre : déjà ils gravissaient les premiers res-sauts, lorsque attaqués en flanc avec impétuo-sité, ils furent culbutés de toutes parts, et lais-sèrent cinq pièces d’artillerie sur un terrain jon-ché de morts.
Après cet avantage signalé, St.-Cyr reprit sespositions en avant de Novi, et détacha dans lavallée de la Bormida 4 mille hommes, qui chas-sèrent de nouveau les Autrichiens d’Acqui. Kray,