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Tome sixième. Campagne de 1794. - Seconde période.
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466 PIÈCES JUSTIFICATIVES,

échec en fermant la marche que celui de perdre quel-ques malades, quelques blessés et quelques traîneurs.La perte totale a été peu considérable; mais larmée eutotalité arriva à Coire dans le plus cruel état de fati-gue , de dénûment et dépuisement une arméepuisse être.

Si lon réfléchit sur les difficultés inséparables duchemin quon avait préféré, sur lincertitude des évé-nemens militaires desquels on faisait dépendre la réus-site du projet, sur limpossibilité de se retirer en cas demalheur ou de forcer les passages qui menaient à Gla-ris, si les Français avaient le temps de les occuper enforces, on sera à même de juger le mérite réel de ceplan compliqué, qui a exposé si évidemment le salutde larmée de Suwarof, pour le faible avantage (au casque tout allât comme on lavait supposé) dattaquerlennemi sur son flanc droit, au lieu de lattaquer defront avec Hotze.

Pour mieux apprécier le projet qui a si mal réussi,il nest pas inutile de remarquer que linfanterie russe,brave au-delà de toute expression, et excellente pourcharger en plaine à la baïonnette, ne savait pas alorstirer un coup de fusil, et avait une inexpérience totalede la guerre de montagnes; il y avait une très-grandequantité de chevaux, de bagages, etc.; et, au con-traire, pas un pionnier.

Je ne parlerai pas pour le moment des avantages dutroisième plan, qui consistait à porter larmée de Su-warof par le Grand-St.-Bernard dans le Valais . Il neserait pas difficile de démontrer quil était le meilleur;car Suwarof, aidé par le corps de Haddick, de 5 mille