3 o HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,abandonné, n’hésita pas, malgré la défense ex-presse de son général en chef, de conclure le3 janvier un armistice avec les républicains; etaprès avoir assisté aux conférences des déléguésconventionnels avec les commissaires vendéens,de souscrire àlaMabilais le 20 avril, un traité depaix conforme en tout à celui de la Jaunais.
Bien que les trois pactes dont nous venons deparler eussent ramené la tranquillité en des lieuxd’où elle se trouvait bannie depuis deux ans, l’ob-stination des chefs vendéens et chouans prépa-rait de nouveaux embarras au gouvernement : lapaix jurée par eux n’était qu’une simple trêve,pour gagner du temps jusqu’à l’arrivée de l’expé-dition anglaise annoncée par Puisaye à Charetteet Cormatiu.
Désordre Ainsi, cet événement si désirable ne changeavernement. en I ' en situation intérieure de la république ,que le 9 thermidor avait d’ailleurs laissée en proieà l’anarchie. A la vérité, le gouvernement révo-lutionnaire avait été mitigé par différentes me-sures, dont nous avons rendu compte à la lin dei^g4: mais loin d’accélérer la marche du char,ellesla ralentissaient, en substituant à un rouagesimple et régulier , une mécanique compliquéeauquel les plus habiles n’auraient su donner lemouvement.
La profusion avec laquelle ou émettait chaquejour des assignats , leur enlevait toute valeur ; à