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Tome septième. Campagne de 1795.
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LIVRE VIII, CIIAP. XLV. ?>J

menaces du pain et la constitution de i ~q 3 ! LaConvention peu préparée à cette irruption sou-daine calma l'effervescence des mutins en pro-mettant l’un et l’antre.

Mais ce n’était pas ce cpie désiraient les me-neurs jacobins. Ils voulaient la mise en liberté deBillaud-Yarennes et consorts; et, comme ilsavaient fait un essai assez heureux de leurs forces,ils ne tardèrent pas à renouveler leurs tentatives.

En effet, le i er avril (12 germinal), au momentoù l’on discutait les charges contre les accusés,une nouvelle émeute s'organise : la salle est as-saillie et envahie en un clin-d'œil par une fouled'hommes et de femmes armés de toutes piècesqui réclament, comme quatre jours aupara-vant, la constitution de 1790, du pain, et lamise en liberté de tous les patriotes détenus.

Cette irruption troubla l’assemblée sans lafaire fléchir, elle se hâta même de prononcerla déportation des quatre collègues de Robes-pierre , en faveur desquels on soupçonnait quel’émeute était fomentée. La prompte arrivée dela force armée des sections voisines lui ayantensuite rendu toute son énergie en même tempsque sa liberté, elle ne transigea point avec lamultitude qui fut obligée de vider la salle sansavoir obtenu satisfaction sur un seul des pointsqui l’y avaient amenée.

Lu décret déclara la capitale en état de siège,