LIVRE VIII, CHAT. XLV. 49
À l’instant même où ees rhoses se passaientdans la capitale , tout le Midi était en fen ; Toulon devenu depuis son désastre, la colonie la plusdévouée à la Montagne, n'olfrnit pas un refugeassuré aux émigrés. Une corvette de la républi-que en ayant ramené quelques-uns pris sur unbâtiment qui se rendait d’un port de l’Espagne à l’autre, la populace les avait massacrés à leurdébarquement, sans que le général Pierre pritaucune mesure pour empêcher cette boucherie.Les représentans Guérin et Poultier, méconlens([lie cet ollicier n’eût pas déployé la force poursauver ces prisonniers , le destituèrent; mais cetacte d’autorité excita le mécontentement de lapopulation. Tout à coup ou bat la générale, lesportes de la ville se ferment, et le peuple seporte en foule chez les représentans, pour lesforcer à réintégrer le commandant : sur leurrefus, ils les jettent en prison , s'emparent du fortLamalgue , de l’arsenal, de tous les élahlissemenscivils et militaires , aux yeux même de la garni-son, trop faible pour oser y mettre obstacle.Après ce premier coup de main, ils mettent enliberté les jacobins détenus, et n’ayant pu par-venir à faire rentrer dans Je port l’escadre qui setrouvait en rade, ils partent au nombre de 3 à4 mille hommes, avec 12 pièces de canon pourMarseille , qu’ils disaient être le siège du modé-rantisme.
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