LIVRE IX, CHAP. I.r. 2/47
fiance en la capacité du général en chef, le gou-vernement adopta ses vues, et le chargea detravailler à la pacification. Afin de lui en faciliterles moyens, il réunit par un arrêté du 28 dé-cembre les trois armées connues depuis deuxans sous le nom des côtes de FOuest, de Brest et de Cherbourg , en une seule, qui prit celuid’armée des côtes de l’Océan. Cette mesureacheva la ruine du parti royaliste, auquel lamalheureuse issue des deux expéditions anglai-ses, avait porté un coup mortel.
Nous ne reviendrons pas sur ce qui a été ditrelativement aux causes de ce non-succès : pour,trancher sur une matière aussi délicate , il fau-drait savoir comment le ministère britanniqueput oublier que 10 mille hommes débarqués si-multanément , et en temps opportun, eussentréussi, là où trois débarquemens partiels etsuccessifs devaient nécessairement succomber.Les changemens apportés au premier projetfurent-ils le fruit d’une ignorance totale des rè-gles de la guerre ? Faut-il au contraire les attri-buer , comme le comte de Yauban, à des combi-naisons pour le salut personnel du comte d’Ar-;lois ; ou bien s’en rapportera-t-on au dire deplusieurs écrivains estimables qui imputent ceschangemens au cabinet de Londres (1), plus ja-