J.IVRE X, CHA.P. I.V. 'J
nistère choisit, pour relever ses affaires dans legolfe des Caraïbes , le général Àbercromby quis’était déjà fait connaître avantageusement enHollande.
De nouveaux embarras attendaient les Anglais au-delà du canal de St.-Georges , aussi bien quedans la Méditerranée. Le mécontentement desPaolistes allait livrer la Corse et les forces d’Elliotaux coups des Français, surtout si l’Espagne , re-nonçant à la neutralité , se déclarait enfin pourla république. L’insurrection des Irlandais plusmenaçante encore pouvait ébranler l’Angleterrejusques dans ses fondemens.
D’un autre côté , la garde de Ceylau et du Capexigeait des garnisons nombreuses, et les forcesbritanniques s’affaiblissant à mesure qu’elles em-brassaient plus d’objets, il ne fallut rien moinsque le retour de l’armée de Hollande , et la neu-tralisation du Hanovre pour suffire à tant d’ar-memens.
La déclaration du roi d’Angleterre qui mit Neutralité
celte province sous la protectiou de la ligne deneutralité prussienne, parut d’autant plus remar-quable, qu’au même instant il prêchait uneguerre d’extermination contre la France . Le ca-binet de St.-James donna un grand exemple desagesse, en abandonnant de la sorte un pointaccessoire, pour réunir ses forces vers ceux oùdevaient se frapper les coups les plus avantageux: