LIVRE X, CH AP. LVII. l3t
« Soldais! Vous vous êtes précipités comme» un torrent du haut de l'Apennin ; vous avez« culbuté, dispersé tout ce qui s’opposait à voire» passage.
» Le Piémont, délivré de la tyrannie autri-» chienne , s’est livré aux senlimens naturels de» paix et d’amitié qui l’attachent à la France .
» Milan est à vous. Le pavillon républicain Hotte» dans toute la Lombardie . Les ducs de Parme » et de Modène ne doivent leur existence poii-» tique qu’à votre générosité.
» L’armée qui vous menaçait avec tant d’or-» gueil, ne trouve plus de barrière qui la rassuren coulre votre courage. Le Pô, le Tésin, l’Adda,
» n’ont pu vous arrêter un seul jour; vous avez» franchi ces boulevards si vantés de l'Italie aussi» rapidement que l’Apennin .
» Tant de succès ont porté la joie dans le sein ")> de votre patrie. Vos représentai ont ordonné» une fête dédiée à vos victoires, célébrée dans» toutes les communes de la république. Là, vos» pères, vos mères, vos épouses, vos soeurs,
» vos amantes, se réjouissent de vos succès, et» se vantent avec orgueil de vous appartenir.
» Oui, soldats, vous avez beaucoup fait; maish il vous reste encore beaucoup à faire. Dirait-« on de nous que nous avons su vaincre, mais» que nous n’avons pas su profiter de la vic-
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