LIV. XII , CHAP. LXXIV. 1G9
les mesures propi’es à maintenir la tranquillitépublique. Cette démarche décélait moius de pru-dence que de faiblesse; car c’étaitavouer en quel-que sorte que l’ordre dépendait de ce ministreétranger. Toutefois, on n’eut pas lieu de se re-pentir d’abord de cette marque de confiance:
Faypoult calma les esprits irrités.
Mais le Sénat , ni l’ambassadeur de France UC Oa réclamese félicitèrent long-temps de leur triomphe. Ce 1 non de""dernier ayant fait illuminer quelques jours aprèsson hôtel, à l’occasion des préliminaires de paix ,des groupes de Génois, où figuraient quelquesMilanais et des employés français , après avoirparcouru la ville en chantant la Marseillaise, seréunirent sur la place de Spinoht vis-à-vis l’hôtelde la légation française, et députèrent leurs chefsà Faypoult, pour l’inviter à réclamer auprès dugouvernement la mise en liberté des deux jeunesprisonniers; ce qu’il leur promit.
Le lendemain , il se disposait à soumettre au insurrectiongouvernement la demande tumultueuse qui luiavait été faite la veille, lorsque le corps des ca-dets donna inopinément le signal de l'insurrec-tion , en se rendant à la parade , au sonde l’airça irai Cet air produisit à Gènes le même elfetqu’à Paris dans sa nouveauté : il électrisa tous lesdémocrates , qui se joignirent à la troupe. Quel-ques Français et des Milanais , applaudissent à cetélan. Mais il n’est bientôt plus question de déliler