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Tome dixième. Campagnes de 1797 et de 1798.
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LIVRE XI, CHAP. LXXIV. 1^1

une députation Je cinq patriciens, qu'il ne comp-tait plus (pie sur lui pour apaiser les insurgés, bienque l'apparition d une escadre française de cinqbâliinens devant la rade de Gènes, dût lui donnerdes soupçons sur la connivence de ce ministre.

Quoi qu'il en soit, tant de soumission lui valut dumoins l'éloignement de 1 escadre , qui fit voilepour Toulon .

Tandis nue Je Sénat avouait ainsi sa nullité,

i patriciens se

quelques nobles , furieux de la mollesse de leurs mènent à ta

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collègues , prennent la resolution cl opposer aux mouvement

démocrates la lie du peuple , entretenue à Gènes CIH \ ire - |evo ~dans des idées de superstition très-favorables àleurs vues. Quelques heures , deux ou trois mil-liers de ducats , suffirent pour ameuter autourdu palais cinq à six mille domestiques , portefaixou charbonniers , déterminés à commencer lacontre-révolution. D abord , ils demandèrent àgrands cris des armes que le Sénat , agité parlacrainte et l'espoir , u'osa ni leur donner ui leurrefuser. Les portes de larsenal enfoncées , ilssarment jusqu'aux dents, se répandent danstoutes les rues , et en viennent aux mains avecles patriotes, qui, dans cette attaque imprévue,voyant leur infériorité, soit pour en imposer auxcontre-révolutionnaires , soit pour engager lesFrançais à finir ce quils avaient commencé simal adroitement, prirent aussitôt la cocarde tri-colore. Cette ruse leur fut plus uuisible quutile;