LIVRE XII , CIIAP. LXXV. 1 (p
tneltait de brillans succès ; mais il avait besoin ,pour frapper de grands coups , que les forcesmaritimes de l’une et l’autre de ces puissancesvinssent se réunir à l'escadre de Brest . Les négo-ciations entamées dans celte vue eurent tout Jesuccès désirable. On vit presqu’en meme tempssortir une Hotte considérable de Carlhagène ,et l’amiral Ryntics rassembler une escadre hol-landaise au Texel. L’Espagne surtout aurait pumettre un points décisif dans la balance, si l’or-ganisation et la discipline du personnel delà ma-rine eussent répondu au nombre de ses vaisseaux,et si l’or du Pérou et du Mexique leur eût procurédans les chantiers une meilleure construction.Cesbâtimens de haut-bord, objets de l'orgueil etdelà prédilection des marins espagnols, étaient,pour la plupart mauvais marcheurs, et deman-daient pour être manoeuvres des officiers plushabiles et plus braves que ceux qui les mon-taient.
Toutefois ,1a réunion de tatilde moyens dans laManche, eût menacé sérieusement l’Angleterre;1 Irlande ne tenait plus à elle que par un fi J. 11n’y avait pas un instant à perdre pour détournerun péril si imminent: l’amirauté donna l'ordre àl’amiral Duncan de surveiller le Texel ; lord Brid-port alla bloquer la rade de Brest ; Jervis futchargé d’observer les mouvemens de la flotteespagnole.