LIVftE XII , CHAP. LXXV. 20g
înaritimes. Aux Indes orientales , l’équipage deVHermione massacra ses officiers, et fut se mettresous la protection des Espagnols . Un vaisseau dela compagnie des Indes ayant apporté au cap deBonne-Espérance la nouvelle de la révolte de laflotte du Nôre, celle de l’amiral Pringle mani-festa l’intention de l imiter ; et il fallut toute lavigueur de cet officier, pour la contenir dansl’obéissance.
Pendant que l’Angleterre échappait ainsi à desi grands dangers, Truguet et Hoche travaillaientde concert à lui porter des coups plus sûrs. Lepremier poussait avec ardeur les réparations dela flotte de Brest , et l’autre, de son quartier-gé-néral de Cologne , négociait avec les Hollandais,alin d’obtenir les fonds dont le ministre avaitbesoin pour compléter son armement. Brulansdu désir de renverser la puissance colossale del’Angleterre , ces deux généraux étaient parvenusà faire passer dans l’âme des directeurs une partiedu feu qui les animait. Les Irlandais unis étaienten mesure de seconder une descente : et , dèsle mois de mai, ils avaient envoyé à Paris uncertain Lewines, en qualité de plénipotentiairede r union. Mais alors le directoire était occupéd’une affaire plus importante : méditant dansl’ombre la journée du ]3 fructidor, il venaitd’arrêter aux environs de Paris une divisionde l’armée de Sambre-et-Meuse, destinée pour