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Tome dixième. Campagnes de 1797 et de 1798.
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212 HISTOIRE DES GUERRES DE LA. REVOLUTION.

Il est battu L'amiral Duncan reçut, le q octobre , lavis dtt

à Camper- * # '~ / m

duyn par mouvement des Hollandais : il se hâta de lever

Duncan. p ancre ^ et £ t vo ;] e ave c une telle précipitation ,quil laissa à terre beaucoup dofficiers et dematelots. Son escadre était composée de 16 vais-seaux de ligne , deux frégates , une corvette ,quatre cutters et un lougre , portant ensemble1,066 pièces de canon et 8 , 3 1 5 hommes déqui-page. Duncan , craignant que les Hollandais nevoulussent léviter, prit, dans la nuit du 10 au11 octobre, une position telle quils ne pouvaientrentrer dans le Texel sans combattre. Prévenuà huit heures du matin quils étaient sous le vent,il fit aussitôt le signal de leur donner la chasse,et bientôt les deux escadres furent en présence.L/amiral anglais fit diminuer de voiles , pouravoir le temps de réunir ses vaisseaux , et netarda pas à découvrir les côtes de Hollande entreCamperduyn et Egmont, à environ neuf millessous le vent de la flotte hollandaise.

Lamiral Dewinter avait donné à ses capitaineslordre de se serrer le plus possible ; mais la vio-lence du vent contraria ses intentions. Commeses vaisseaux, dun échantillon inférieur, tiraientgénéralement moins deau que ceux des Anglais ,il avait le dessein de sapprocher des côtes,les bas-fonds , en gênant la manoeuvre de lenne-mi , auraient fourni loccasion de le combattreavec avantage. Mais Duncan devinant son ad-