212 HISTOIRE DES GUERRES DE LA. REVOLUTION.
Il est battu L'amiral Duncan reçut, le q octobre , l’avis dtt
à Camper- * # '~ / m
duyn par mouvement des Hollandais : il se hâta de lever
Duncan. p ancre ^ et £ t vo ;] e ave c une telle précipitation ,qu’il laissa à terre beaucoup d’officiers et dematelots. Son escadre était composée de 16 vais-seaux de ligne , deux frégates , une corvette ,quatre cutters et un lougre , portant ensemble1,066 pièces de canon et 8 , 3 1 5 hommes d’équi-page. Duncan , craignant que les Hollandais nevoulussent l’éviter, prit, dans la nuit du 10 au11 octobre, une position telle qu’ils ne pouvaientrentrer dans le Texel sans combattre. Prévenuà huit heures du matin qu’ils étaient sous le vent,il fit aussitôt le signal de leur donner la chasse,et bientôt les deux escadres furent en présence.L/amiral anglais fit diminuer de voiles , pouravoir le temps de réunir ses vaisseaux , et netarda pas à découvrir les côtes de Hollande entreCamperduyn et Egmont, à environ neuf millessous le vent de la flotte hollandaise.
L’amiral Dewinter avait donné à ses capitainesl’ordre de se serrer le plus possible ; mais la vio-lence du vent contraria ses intentions. Commeses vaisseaux, d’un échantillon inférieur, tiraientgénéralement moins d’eau que ceux des Anglais ,il avait le dessein de s’approcher des côtes, oùles bas-fonds , en gênant la manoeuvre de l’enne-mi , auraient fourni l’occasion de le combattreavec avantage. Mais Duncan devinant son ad-