LIVRE XII , CHAP. LXXV.
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de répondre à son appel, et prirent parti dans lamarine marchande, ou restèrent obstinémentdans leurs foyers.
Après avoir détaillé les événemens maritimesqui eurent lieu en Europe , portons maintenantnos regards sur ce qui se passait dans les autresparties du monde.
A Saint-Domingue , un seul fait militaire re-marquable signala cette année : le général Des-fourneaux , secondé parle colonel du génie Vin-cent, parvint à détruire le poste des Valiières,d'où les Anglais fomentaient ce qu’ils nommaientla Vendée de St.-Domingue . A cette époqueToussaint développa ses vues ambitieuses; et lerenvoi presque forcé de Santonax et de Lavaux,comme membres du conseil des Cinq-cents futaccompagné de circonstances qui durent ouvrirles yeux à la métropole, sur le mépris qu’on affec-tait pour son autorité dans ces contrées. Les An glais voyaient de jour en jour leur influence serestreindre dans l’ouest et le sud, où l’impru-dente incorporation des Cipayes noirs de l’in-fàme Lapointe avec les soldats de Praloto et lesblancs orgueilleux que l’aristocratie égarait ,causa un mécontentement général. Une dou-zaine de bataillons , amalgame bizarre de Fran çais renégats , de noirs et de soldats britanni-ques, abîmés par les fièvres, défendaient encorele môle Saint-Nicolas et le Port-au-Prince ,
Événcmpnsà St.-Do-
uiingue.