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Tome dixième. Campagnes de 1797 et de 1798.
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HIVRE XII, CHAP. LXXV. 21Q

son nom , % dans une presqu'île qui ne tient à laterre que par une langue très-étroite :,un châteauferme ce passage , et défend en même tempslentrée de la baie. Les Espagnols avaient, enoutre , construit deux redoutes dans listhme , tet placé des chaloupes canonnières pour enéloigner lennemi. Les Anglais attaquant ducôté de louest, furent contraints, pour sap-procher de la ville, de cheminer le long delisthme. Ils cherchèrent vainement à souvrirun passage : les Espagnols repoussèrent toutesleurs tentatives; et, soutenus par le feu meur-trier des forts et des chaloupes, les forcèrentde renoncer à leur entreprise. Abercromby ,moins heureux que le célèbre Anson, se bornaalors à bombarder la ville du côté du sud; maisvoyant en lin que ses bombes ne produisaient au-cun effet à cause du grand éloignement, il serembarqua le 3 o avril avec ses troupes , nonsans avoir perdu quelques centaines dhommes,tués, blessés ou prisonniers.

Une expédition tentée par le contre-amiral Nelson estNelson , dans le mois de juillet, contre lîle de xéniriffe*Ténériffe, n eut pas un succès plus heureux. Dèsle 28 mai, la frégate anglaise, la Minerve, sétaitemparée , dans les eaux de Santa-Cruz , de lafrégate française , la Mutine , qui cinglait versl'Ile-de-France . Cette prise , faite au momentJa plus grande partie de léquipage du bâtiment