HIVRE XII, CHAP. LXXV. 21Q
son nom , % dans une presqu'île qui ne tient à laterre que par une langue très-étroite :,un châteauferme ce passage , et défend en même tempsl’entrée de la baie. Les Espagnols avaient, enoutre , construit deux redoutes dans l’isthme , tet placé des chaloupes canonnières pour enéloigner l’ennemi. Les Anglais attaquant ducôté de l’ouest, furent contraints, pour s’ap-procher de la ville, de cheminer le long del’isthme. Ils cherchèrent vainement à s’ouvrirun passage : les Espagnols repoussèrent toutesleurs tentatives; et, soutenus par le feu meur-trier des forts et des chaloupes, les forcèrentde renoncer à leur entreprise. Abercromby ,moins heureux que le célèbre Anson, se bornaalors à bombarder la ville du côté du sud; maisvoyant en lin que ses bombes ne produisaient au-cun effet à cause du grand éloignement, il serembarqua le 3 o avril avec ses troupes , nonsans avoir perdu quelques centaines d’hommes,tués, blessés ou prisonniers.
Une expédition tentée par le contre-amiral Nelson estNelson , dans le mois de juillet, contre l’île de xéniriffe*Ténériffe, n eut pas un succès plus heureux. Dèsle 28 mai, la frégate anglaise, la Minerve, s’étaitemparée , dans les eaux de Santa-Cruz , de lafrégate française , la Mutine , qui cinglait versl'Ile-de-France . Cette prise , faite au moment oùJa plus grande partie de l’équipage du bâtiment