LIVRE XII, CUAP. LXXV. 223
en cas de refus, d’incendier la ville. Le généralGuitiriz , intimidé , eut la faiblesse de signercette capitulation : en sorte, qu’au lieu de mettrebas les armes , les Anglais furent transportés àboi'd de leur escadre , sur des bâtimens espa-gnols. Cette entreprise , exécutée avec trop peude moyens , coûta 400 marins à l’Angleterre.
Une expédition, dirigée contre Manille , par 3U!
la compagnie des Indes , sortit de Madras dans orientales,le mois d’août. Mais une tempête violente dis-persa l’escadre anglaise, et l’obligea de rentrertoute désemparée.
Une division française , composée de frégatesseulement et commandée par le contre-amiralSercey, qui croisait aux environs de l’Ile-de-Fran ce , fit des prises considérables sur le commerceanglais , et eut le bonheur d’échapper à toutes lespoursuites des escadres ennemies. Son chef,moins heureux , accusé par les agens du direc-toire que la colonie venait de rejeter de sonsein , fut destitué pourn'avoir pas voulu déployerla force contre l’administration qui s’opposaitaurégime de Santonax.
Sur le continent indien , un orage se formaitcontre la compagnie anglaise , dont Tipoo-Saëb,
Scindiah et Zeman-Schah conspiraient la ruine.
Nous n’entrerons point ici dans des détails quinous forceraient à reprendre les choses de fortloin , et dont la place est naturellement assignée