I JO HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,moment ne parut plus favorable pour s’emparerd’un poste dont la possession était en quelquesorte le gage de tous les succès ultérieurs dela campagne , puisqu’elle ouvrait la communi-cation avec l’armée du Danube et rendait maitredu principal débouché du Vorarlberg daus leTyrol : avantage inappréciable et qui justifie dereste tous les efforts qu’on fit pour l’obtenir.
Le 22 mars, le général en chef réunit à ceteffet la division Ménard aux troupes d’Oudinot :celui-ci fut chargé d établir une batterie sur leSchellemberg qui dominait la rive gauche derill, pour voir s’il ne serait pas possible de chas^-ser les Autrichiens des retranchemens par uneforte canonnade. Cette tentative n’ayant pasréussi, Masséna se décida aies emporter de viveforce; entreprise hardie, comme on le verra parla description suivante.
La ville de FeJdkirch, située sur la rive droitede l’Ill, dans un étroit vallon formé d’un côtépar les rochers du contrefort qui sépare la valléedu Rhin de celle de lamina , et de l’autre par unmamelon à travers lequel l’Ill s’est creusé unpassage , offre une position formidable. Le che-min de Coke à Ëregenlz qui côtoie le pied de cecontrefort est resserré à -une petite demi-lieueîle Feldkirch, par une plaine marécageuse où sedégagent les torrens qui se précipitent des hau-teurs. La route de Rheineck à Bludentz, renaon-